L'essentiel
- Un salon de coiffure avec enceintes paie en 2026 entre 216,94 € et 1 162,75 € HT de SACEM par an selon son effectif (tarif général), plus 110,17 à 342,73 € HT de SPRE, qui a son propre barème.
- Le tarif réduit (20 % de moins) s'applique si vous déclarez avant d'installer votre sonorisation. La radio et un abonnement Spotify personnel ne dispensent pas de la SACEM.
- Pour ne plus payer la SACEM, il faut diffuser une musique hors de son répertoire et pouvoir le prouver, avec une attestation à votre nom. Sur la SPRE, la question reste débattue pour la musique générée par IA.
- Une bonne ambiance de salon se règle sur la durée des prestations, le volume de la conversation et l'énergie de la journée, pas sur une seule playlist en boucle.
PlaySafe · Essentiel
8,70 € HT / mois
facturé 104,40 € HT par an
Un salon de coiffure type paie 352 € par an à la SACEM et à la SPRE.
Essayer 7 joursRésiliable en un clic.
Qu'est-ce que vous voulez arrêter de payer ?
Deux redevances différentes tombent sur la même diffusion. Elles n'ont pas la même réponse.
Votre musique sert à quoi, chez vous ?
C'est la réponse qui décide si une alternative existe, ou si la SACEM est inévitable.
Vous payez combien aujourd'hui ?
SACEM et SPRE réunies, sur une année. À la louche suffit.
Musique sans SACEM en salon de coiffure : le guide 2026
Un salon de coiffure est l’un des rares commerces où la cliente reste longtemps. Une coupe, un brushing, une couleur avec son temps de pose : on parle souvent d’une heure, parfois de deux ou trois. Pendant tout ce temps, elle entend votre musique. Et vous l’entendez toute la journée.
Ce guide fait le point sur deux sujets qui se croisent : ce que la musique vous coûte en droits (SACEM et SPRE), et comment construire une ambiance qui tient du premier rendez-vous au dernier. Si vous cherchez directement notre offre pour les salons, elle est présentée sur la page musique pour salon de coiffure.
Ce que paie un salon de coiffure en 2026
La SACEM applique aux salons de coiffure un barème qui leur est propre (autorisation n° 34, valable du 1er janvier au 31 décembre 2026). Il dépend du type d’appareil et du nombre d’employés.
| Type d’appareil | Effectif | Tarif général | Tarif réduit |
|---|---|---|---|
| Radio ou TV sans haut-parleur supplémentaire (par appareil) | Tout effectif | 139,24 € | 111,39 € |
| Appareil avec haut-parleurs supplémentaires | Jusqu’à 5 employés | 216,94 € | 173,55 € |
| 6 à 10 employés | 291,56 € | 233,25 € | |
| 11 à 15 employés | 581,38 € | 465,10 € | |
| Plus de 15 employés | 1 162,75 € | 930,20 € |
Montants annuels hors taxes, d’après notre fiche tarif SACEM salon de coiffure, qui renvoie au barème officiel.
À cela s’ajoute la SPRE, la rémunération équitable des artistes-interprètes et des producteurs, que la SACEM encaisse sur la même facture. Pour les salons de coiffure, elle suit son propre barème selon l’effectif en contact avec la clientèle : de 110,17 € HT (0 à 2 employés) à 342,73 € HT (au-delà de 15), avec un minimum annuel de 110,17 € HT.
Un exemple concret : un salon de 3 employés, avec des enceintes, au tarif réduit, paie 173,55 € de SACEM et 134,64 € de SPRE, soit 308,19 € HT par an. Pour votre cas exact, utilisez le simulateur SACEM.
Le tarif réduit : déclarer avant d’installer la sono
Le tarif réduit, 20 % de moins que le tarif général, est accordé si vous faites votre déclaration à l’avance, c’est-à-dire avant la mise en place de votre matériel de sonorisation, comme le précise la fiche de service-public consacrée à la diffusion de musique. Si vous déclarez après avoir commencé à diffuser, c’est le tarif général.
La radio et Spotify ne dispensent de rien
Deux idées reçues reviennent souvent en salon.
« J’allume juste la radio. » La radio diffusée dans un lieu ouvert au public reste une diffusion d’œuvres du répertoire. Le barème des salons prévoit d’ailleurs une ligne spécifique pour la radio, même sans enceinte supplémentaire.
« J’ai un abonnement Spotify. » Les conditions d’utilisation de Spotify réservent l’abonnement à un usage personnel et non commercial. Il ne couvre pas la diffusion dans votre salon, et il ne remplace pas la SACEM.
Ce qui se passe en cas de contrôle
Un agent de la SACEM peut passer dans votre salon et constater la diffusion. Le déroulé réel, et ce qu’il faut avoir sous la main, est détaillé dans comment la SACEM contrôle. Si vous diffusez une musique hors de son répertoire, le document qui vous protège est une attestation nominative, à votre nom, datée, qui identifie le catalogue diffusé. Ce qu’elle doit contenir est expliqué dans l’anatomie d’une attestation hors SACEM.
Résilier son contrat SACEM
Si vous changez de musique, le contrat avec la SACEM se résilie par lettre recommandée avec accusé de réception, adressée à votre délégation régionale, en respectant le préavis prévu à votre contrat. Notre générateur de lettre de résiliation prépare le courrier.
Les voies légales pour ne plus payer la SACEM
Pour ne plus rien devoir à la SACEM, il faut diffuser une musique qui n’est pas dans son répertoire, et pouvoir le prouver. Trois voies existent.
Le domaine public. Il faut que la composition et l’enregistrement soient tous deux libres. Le répertoire est surtout classique et ancien, ce qui convient rarement à l’ambiance d’un salon contemporain.
Un catalogue hors gestion collective, avec attestation. Certains fournisseurs proposent des titres dont les auteurs et les producteurs n’ont pas confié leurs droits aux sociétés de gestion. L’attestation est indispensable, et il faut vérifier que le catalogue est vraiment hors SACEM.
Une musique purement synthétique, générée par intelligence artificielle. Sans auteur humain identifiable, elle sort du répertoire que gère la SACEM. C’est l’approche de PlaySafe.
Et la SPRE ? Pour une musique générée par IA, la question est débattue. Notre lecture des articles L. 213-1 et L. 214-1 du Code de la propriété intellectuelle est que la rémunération équitable vise des enregistrements d’artistes-interprètes humains, mais aucune juridiction ne l’a tranché à ce jour. Nous l’expliquons dans SACEM ou SPRE : la différence. Nous ne vous promettons pas ce que personne ne peut garantir.
Le panorama complet est dans notre guide musique sans SACEM, et la marche à suivre pas à pas dans diffuser de la musique sans SACEM.
Construire l’ambiance d’un salon de coiffure
Une fois la question des droits réglée, reste l’essentiel : ce que vos clientes et votre équipe entendent.
Partir de la durée des prestations
La cliente d’un salon ne passe pas dix minutes chez vous, comme dans une boutique. Une couleur avec son temps de pose peut durer deux heures. Une playlist courte qui tourne en boucle s’entend vite : la même transition revient pendant la même prestation. Il vous faut une sélection assez large pour tenir une matinée ou un après-midi sans répétition.
Penser à l’équipe
Votre équipe reste toute la journée. Une musique qui plaît à la cliente pendant une heure peut épuiser la coiffeuse au bout de six. Variez les ambiances au fil de la journée, et gardez des moments plus calmes.
Régler le volume sur la conversation
Au bac comme au fauteuil, on parle : du conseil, de la coupe, de la vie. La musique doit laisser la conversation exister sans qu’on ait à hausser la voix. Si vous n’entendez plus les ciseaux ou si la cliente doit répéter, c’est trop fort.
Suivre l’énergie de la journée
Un repère simple, à ajuster à votre clientèle :
- À l’ouverture, des ambiances douces : pop acoustique, soul posée.
- Pendant les couleurs et les soins, rien de fatigant : lounge, deep house calme, piano.
- Aux heures pleines, le samedi après-midi par exemple, un peu plus d’énergie : pop, funk, nu-disco.
- En fin de journée, on redescend : soul, R&B léger.
Le style dépend aussi de votre salon. Un salon de quartier aime les mélodies qu’on fredonne, un salon haut de gamme des ambiances plus instrumentales, un barbier du groove et du caractère. Nos repères par type de salon sont sur la page musique pour salon de coiffure.
Ce que PlaySafe apporte à un salon
PlaySafe diffuse un catalogue de plus de 60 000 titres entièrement générés par intelligence artificielle, hors du répertoire de la SACEM.
Dans les deux offres :
- Des ambiances à votre image, composées à partir des styles que vous choisissez.
- Le planning de la semaine, qui fait évoluer l’ambiance toute seule au fil des heures, avec des modèles de semaine que vous gardez et réutilisez.
- Le mode hors ligne : la musique continue si le WiFi lâche.
- L’attestation nominative, avec votre SIRET et un QR de vérification, à présenter en cas de contrôle. Elle se met à jour tant que l’abonnement court.
- L’espace réseau pour les franchises et les groupes : la tête de réseau peut partager son planning et ses ambiances avec ses salons.
Avec Premium, en plus :
- Les annonces entre les titres : un rappel pour prendre son prochain rendez-vous, un soin du moment, les produits que vous vendez au comptoir. Vous les enregistrez vous-même ou vous les créez avec le studio de voix. Gardez-les rares et douces : dans un salon, la cliente est installée pour longtemps.
- Les lumières Philips Hue : vos lampes suivent l’ambiance qui joue, ou un planning lumière propre à votre salon.
- Le partage des annonces au sein d’un réseau.
Les prix : Essentiel à 10,90 € HT par mois, ou 104,40 € HT par an en facturation annuelle. Premium à 19,90 € HT par mois, ou 190,80 € HT par an. Le détail est sur la page tarifs, et vous pouvez essayer PlaySafe pendant 7 jours.
Pour qui ce n’est pas fait. Si vos clientes viennent pour entendre des titres précis, ceux qu’elles connaissent et réclament, il vous faut le répertoire, donc la SACEM et la SPRE. PlaySafe est fait pour la bande-son du lieu, pas pour les demandes de chansons.
Questions fréquentes
Combien coûte la SACEM pour un salon de coiffure en 2026 ?
Avec des enceintes, de 216,94 € HT par an (jusqu’à 5 employés) à 1 162,75 € HT (plus de 15 employés) au tarif général, 20 % de moins au tarif réduit. La SPRE s’y ajoute, de 110,17 € à 342,73 € HT selon l’effectif. Le détail est dans notre fiche tarif.
La radio dans mon salon est-elle soumise à la SACEM ?
Oui. La radio diffusée dans un lieu ouvert au public reste une diffusion d’œuvres du répertoire, et le barème des salons prévoit une ligne pour elle, à partir de 139,24 € HT par an au tarif général.
Comment obtenir le tarif réduit de 20 % ?
En faisant votre déclaration à la SACEM avant d’installer votre sonorisation, selon service-public. Une déclaration faite après le début de la diffusion relève du tarif général.
Puis-je diffuser mon abonnement Spotify dans mon salon ?
Non. Les conditions de Spotify réservent l’abonnement à un usage personnel et non commercial. Il ne couvre pas la diffusion dans un commerce.
Comment ne plus payer la SACEM ?
En diffusant une musique hors de son répertoire, comme un catalogue hors gestion ou une musique purement synthétique, et en gardant une attestation nominative à présenter en cas de contrôle. Il faut aussi résilier votre contrat SACEM en respectant le préavis prévu.
Ne plus payer la SACEM supprime-t-il aussi la SPRE ?
Pour une musique générée par IA, la question est débattue et n’est pas tranchée par les tribunaux. Nous exposons notre lecture et ses limites dans notre article sur la SPRE.
Raphaël de Bernardis Président, Soundia SAS (éditeur de PlaySafe)
Le calcul pour votre activité
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PlaySafe est calibré pour les salons indépendants : catalogue par tranche horaire, annonces commerciales programmables, attestation incluse. À partir de 10,90 € HT/mois.
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Raphaël de Bernardis
Président de Soundia SAS, fondateur de PlaySafe
Entrepreneur français, je travaille au quotidien la conformité SACEM et SPRE des commerces, l'audio commercial et l'interprétation juridique du Code de la propriété intellectuelle face aux musiques générées par IA. Les articles que je signe partent tous d'un cas réel ou d'un barème officiel.




